L'apport des "invisibles"

Reconnaissance du travail des migrants

Les migrants travaillent, généralement dans les métiers les plus pénibles et indispensables, dits souvent "en tension"... Comment faire pour que ceux qui ne sont pas en situation administrative régulière puissent enfin être reconnus ? La dernière loi sur l'immigration du 26 janvier 2024, largement censurée par le Conseil Constitutionnel, entrouve cette possibilté.
En dépit de toutes les réticences officielles par rapport au phénomène migratoire, sous la pression des employeurs compte tenu des besoins importants de main d'oeuvre, les régularisations économiques devraient ouvrir un champ de régularisations (arrêté du 21 mai 2025 fixant la liste des métiers en tension par région).

L'évidence du travail des migrants s'impose. D'où, entre autres, une action menée par le RCI (avec le Secours Catholique-Caritas France, les associations la Croisée des Chemins et Solidarité Jean-Merlin) en direction des employeurs... pour les soutenir ! Des partenariats s'instaurent, par exemple avec la Fédération de l'Entraide Protestante, qui mène des expérimentations à bas bruit sur le terrain avec les différents acteurs concernés, assortis d'un plaidoyer, de constats et propositions.

Vers un renversement de tendance ? Les actuels ministres du travail et de l'intérieur semblent désireux de faciliter la régularisation des travailleurs sans-papiers dans les métiers en tension (réunion avec les syndicats représentatifs et les organisations patronales le 26 mai 2026). A suivre...